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René Plunian, l’artiste aux mille idées

Le Parcours Hélium se déroulera à travers la ville les 6, 7 et les 13, 14 octobre.

Portrait d’un des artistes dourdannais qui participe au Parcours Hélium

Avec le Parcours Hélium, organisé chaque année sur le Parc naturel régional de la Haute vallée de Chevreuse, les artistes font découvrir leurs œuvres aux amateurs d’art mais également aux non-initiés.

L’association Hélium, créée en 2005, a été pensée par des artistes pour promouvoir l’art en général et fédérer autour d’un concept. Le temps de deux week-ends, les artistes ouvrent les portes de leur atelier et exposent à des endroits sélectionnés pour faire partie du parcours. Les artistes sont en majorité adhérents à l’association Hélium, mais pas tous…

Certains interviennent en qualité d’invités, à l’image de René Plunian, convié à l’événement pour exposer à la Fonderie ArtCulture.

Zoom sur cet artiste dont l’imagination semble sans limite.

Un dentiste passionné de sculpture

René Plunian ne vit pas de son art. Habitant de Dourdan depuis près de 20 ans, son quotidien est en partie rythmé par sa profession de dentiste, à Saint-Arnoult en Yvelines. « Je suis sculpteur amateur de passion, depuis toujours. J’ai toujours bricolé le bois. Lorsque j’étais petit, je faisais des petits bateaux dans l’écorce avec mon canif, et ça ne m’a jamais quitté », explique-t-il. Si son âme d’artiste s’est développée dès son plus jeune âge, son orientation professionnelle n’a en rien essoufflé son désir de création.

 

« Vers mes 14 ans, je voulais être ébéniste mais, par la suite, le métier de dentiste s’est présenté à moi », raconte René Plunian. Ainsi, s’il avoue avoir une « admiration sans borne » pour les artistes qui parviennent à vivre de leur art, il confie également le plaisir qu’il éprouve à pratiquer le sien de cette manière : « C’est un luxe de pouvoir le faire en liberté. Tout ce que je fais, ce que je réalise, c’est juste la traduction de ce que j’ai dans la tête et c’est pour cela que cette liberté est précieuse, parce que je n’ai pas de contraintes ».

Libre et sans contraintes, l’art de René Plunian se développe à longueur de temps.

Dans tous les recoins de son domicile, les œuvres ornent les murs, trônent sur les meubles et agrémentent les extérieurs. Et pour cause, dès l’arrivée dans le jardin, le ton est donné : un piano semble fièrement trôner au milieu d’une étendue de gazon verdoyante. Encastré dans un immense arbre, le piano lui-même a su faire fleurir l’idée dans l’esprit de l’artisteLors de son acquisition, le piano était fendu, il n’en n’a pas fallu plus à René Plunian pour en faire une œuvre d’art à part entière.

 

Plus loin, toujours dans le jardin, se trouve une sculpture de bronze représentant une boule façonnée avec beaucoup de minutie, entourée de sortes de lamelles, en bronze également. Initialement créée en bois, cette œuvre a finalement été reproduite en bronze, à la Fonderie ArtCulture. Exposée pour la première fois en 2015, à Poitiers, cette sculpture sera entreposée à la Fonderie ArtCulture, à la vue de tous les curieux, à l’occasion du Parcours Hélium.

Autre pièce que les amateurs d’art contemporain pourront retrouver à la Fonderie : deux chaises noires en bois, gracieusement entremêlées.

De l’art de transformer des objets du quotidien

Animé par son amour de l’art, René Plunian comptabilise à ce jour une cinquantaine d’œuvres à son actif, tous matériaux confondus. En parcourant la vitrine grandeur nature que représente son domicile, on peut y découvrir des œuvres « simples mais parlantes », comme l’artiste aime à les décrire. Un caillou ramassé par terre, dotée de petites roues de voiture, une fourchette plantée dans un bloc de pierre, un collecteur d’échappement trouvé en brocante et changé en candélabre…

 

C’est tout le cheminement, de l’idée à la réalisation qui passionne René Plunian et le motive à toujours aller plus loin dans la transformation d’objets initialement anodins. S’ils étaient sans valeur particulière auparavant, une fois passés entre les mains de René Plunian, les objets changés en art ressortent de l’atelier avec un charme fou. Telle une citrouille transformée en carrosse, l’artiste donne une seconde vie, certainement bien plus glorieuse, à tout ce sur quoi son esprit créatif a jeté son dévolu.