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L’artiste Olivia Moore se confie

Publié le 19 mai 2020

Annulé pour cause de crise sanitaire le spectacle d’Olivia Moore n’a pu se dérouler comme prévu le 16 mai, nous espérons pouvoir l’accueillir d’ici l’année prochaine.

En attendant, retrouvez son interview réalisé bien en amont du spectacle.

Des études de droit au One-man-show sur les planches, Olivia Moore se confie sur son parcours atypique et la passion qui l’anime.

« Pendant 13 ans, Olivia Moore a eu un travail normal. Et 3 enfants. Et un mari. En 2011, elle décide de tout gâcher en devenant humoriste », c’est avec ces termes que l’espace « Biographie » est alimenté sur le site web de l’artiste. Passionnée par l’univers théâtral depuis toujours et guidée par l’envie de faire sourire son entourage, Olivia Moore s’est pourtant orientée vers des études de droit avant de se diriger vers le secteur du marketing, dans lequel elle a travaillé pendant plus de 10 ans. Finalement, elle revient à ses premières amours en suivant des cours de théâtre classique, de danse ainsi que de techniques vocales, avant d’intégrer une évole de One-man-show. C’est en 2011 qu’elle s’aventure pour la première fois sur scène, dans divers cafés-théâtres. En 2012, sa première création, son spectacle Mère indigne, est présentée au public. En parallèle, Olivia Moore tient sa chaîne YouTube qu’elle alimente de sketches en tout genre. L’artiste se fait également une place dans l’univers littéraire grâce à deux livres au ton humoristique, Sois mère et tais-toi qu’elle sort en 2016 et Culpafuck ! en 2018. Face au franc succès rencontré pour son premier seul en scène, Olivia Moore crée le spectacle Egoïste en 2018.

« Je cale la loupe à un endroit où les gens n’ont pas envie de la mettre »

Qu’est-ce que ça vous fait de venir jouer à Dourdan ?

Olivia MOORE : J’adore. La tournée, c’est ce qu’il y a de meilleur dans le métier. Je suis une Parisienne mais personne n’est parfait et, comme tous les Parisiens, je rêve de quitter Paris. J‘adore rencontrer des gens, que l’on puisse rigoler ensemble. Je suis très heureuse de venir à Dourdan, d’autant que j’ai une cousine qui y vit, donc je connais un peu.

Comment s’est passée la transition pour vous ? Qu’est-ce qui a provoqué le déclic ?

Olivia MOORE : Un burn out, ce qui est une bonne raison d’arrêter de faire ce que l’on fait, je crois. C’est à ce moment-là que je me suis demandé où je pourrais trouver ma place. Après l’option raisonnable, il était peut-être temps de choisir l’option déraisonnable.

Vous aviez commencé à écrire pour vous libérer de vos angoisses ?

Olivia MOORE : Comme tous les gens qui écrivent, j’écris car ça permet de placer un filtre, un écran, entre le monde et moi. Quels que soient les âges, ça arrive à tout le monde. L’humour est une défense. C’est ce qui permet de transcender ce que l’on vit.

Vous faites vos débuts en 2011, à l’occasion de vos premières scènes à Paris. Vos sujets récurrents tournent autour de la femme en général et de la mère en particulier, ces sujets vous ont toujours paru évidents ?

Olivia MOORE : Il y a plein de sujets sur lesquels j’ai envie d’écrire mais j’aime particulièrement écrire sur les lignes de force d’une société. Ce qui m’intéresse, ce sont les sujets de l’intime. J’aime beaucoup écrire sur les relations familiales et intra-familiales, en temps que parent mais aussi en temps qu’enfant. Je parle aussi de la relation de séduction, de la condition de la femme dans cette relation-là, les émotions que ça génère… C’est ce qui fait la vie.

Dans les critiques, on qualifie votre humour de « cynique ». Un style qui ne peut pas plaire à tout le monde. Est-ce que vous vous reconnaissez dans ce terme ?

Olivia MOORE : Je ne me trouve pas cynique. J’applique une espèce de réalisme. C’est de l’hyper-réalisme drôle. Je vais caler la loupe a un endroit où les gens n’ont pas envie de la mettre. Je vais soulever des questions que les gens se posent mais qu’ils n’assument pas de se poser. C’est ça qui devient drôle. C’est plutôt positif en plus. Dans les gens qui font du stand-up, il y a les anxieux et les dépressifs. Je me trouve du côté des anxieux, c’est-à-dire que je continue quand même à me bagarrer. Je pratique un humour plus positif que ce que le terme « cynique » voudrait laisser penser. c’est direct, c’est cru, mais ce n’est pas cynique. J’ai baigné dans les sitcoms américains et je trouve toujours une forme d’optimisme. Je lance un message qui dit que même si les constats sont durs, voilà la vérité crue et terrible mais on peut toujours s’en sortir par le haut et par l’humour.

Olivia Moore n’a pas pu se donner sur scène pendant la crise sanitaire, mais elle s’est donnée sur sa chaîne Youtube ! Découvrez ses nombreux sketchs de la période ! Un exemple ci-dessous.