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Interview : Le metteur en scène parle du Cercle de Whitechapel

Publié le 20 avril 2020

Programmée en date du samedi 24 avril, mais annulée pour cause de confinement, la comédie policière qu’est Le Cercle de Whitechapel promet suspense et divertissement !

Retrouvez les confessions et anecdotes du metteur en scène de la pièce, Jean-Laurent Silvi.

Etudiant au conservatoire d’art dramatique de Menton depuis 1998, Jean-Laurent SILVI intègre le cours Jean-Laurent Cochet en 2005, jusqu’en 2007. Par la suite, il entame une carrière de professeur et d’intervenant dans divers lycées mais également aux cours de Jean-Laurent Cochet. Passionné par l’univers théâtral, Jean-Laurent SILVI revêt aussi bien l’habit d’artiste interprète que de metteur en scène. C’est en 2018 que l’artiste se lance dans l’aventure du Cercle de Whitechapel en s’attelant à la mise en scène de la comédie policière.

Quelles sont les particularités inhérentes à cette pièce ?

Jean-Laurent Silvi : Ce qui est drôle à observer, c’est ceux qui trouvent et ceux qui ne trouvent pas avant la fin. Lorsqu’on est dans la salle, on voit tout de suite qui a trouvé. Pour la petite anecdote, nous avons un très beau décor, ça se passe dans un ancien atelier d’artiste/peintre. Il faut savoir que tout ce bric-à-brac qui constitue notre décor a été récupéré dans un vieux stock du producteur qui produit la tournée. Nous étions déjà en contact avant le spectacle, nous avons eu l’info que des choses allaient être jetées et, du coup, nous avons construit notre décor comme cela. Par exemple, il y a une méridienne sur scène et cette méridienne a aussi fait un spectacle de Johnny Hallyday, il s’y est allongé.

Par où a débuté votre implication dans cette pièce ?

Jean-Laurent Silvi : Ce projet existait depuis un moment déjà. Ils faisaient plusieurs lectures dans certains théâtres, des metteurs en scène essayaient mais ça ne marchait pas. Finalement, la Compagnie de Ludovic LAROCHE (qui joue le rôle d’Arthur Conan Doyle) et de Stéphanie BASSIBEY (qui interprète le rôle de Mary Lawson) a essayé de monter le projet. Un jour, Ludovic LAROCHE m’appelle parce qu’ils essayaient de monter le projet depuis 3 ou 4 ans et ça ne marchait toujours pas. A la première lecture, j’ai trouvé que certaines choses n’allaient pas. J’ai demandé à faire une lecture en compagnie des comédiens et je me suis aperçu que beaucoup de choses dans le texte ne fonctionnaient pas. J’ai alors fait un compte-rendu ce que j’avais pensé du contenu du texte. Ça faisait 4 ans que le projet essayaient se monter. Moi, j’arrive et je bouscule tout. Ce n’était pas simple à entendre, j’avais accepté la proposition et pris le risque de dire que ça ne marchait pas. Pourtant, un mois plus tard, l’auteur m’a renvoyé un nouveau texte et j’ai trouvé que, là, ça fonctionnait très bien. On a refait une lecture et on a senti que ça riait, que ça fonctionnait et on a lancé ce projet comme ça.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce challenge, dans cette pièce ?

Jean-Laurent Silvi : Le point commun que j’avais avec l’auteur, c’est que l’on adore les romans policiers et tout ce qui se trouve du côté un peu vintage du policer comme ce qui se faisait du type Hercule Poirot, Sherlock Holmes etc. On apprécie tous les deux les téléfilms policiers et la psychologie du meurtre parfait donc on s’est tout de suite compris sur la manière dont nous voulions monter ce spectacle, avec les codes et les références du roman policer et de la psychologie policière.

Certains parlent d’une mise en scène dynamique. Est-ce que c’est comme cela que vous décririez également votre travail ?

Jean-Laurent Silvi : C’est ma manière de fonctionner. On est dans un théâtre populaire, c’est ce que j’aime, il est fait pour tous les publics. Il est ouvert, large, généreux, vivant et frais. Il y a une histoire et en même temps il y a toujours une urgence comme celle de trouver l’assassin. Le but, c’est de surprendre le public et jouer l’urgence telle qu’elle est. Il faut donc automatiquement rendre la mise en scène dynamique pour ne pas que le spectateur se lasse et soit dans l’attente.