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Guillaume Ledoux raconte Blankass

Publié le 25 février 2020

Le samedi 21 mars, à 20h30, le centre culturel accueillera le groupe de rock Blankass sur ses planches.

A la tête du groupe avec son frère, Guillaume Ledoux a accepté de se confier, à quelques semaines de la représentation.

Créé dans les années 90, le groupe Blankass est le fruit de l’union entre deux frères, Johan et Guillaume Ledoux. Le premier étant à la guitare, et l’autre au chant. Guillaume Ledoux s’est prêté au jeu des confession et nous a livré quelques confidences.

Qu’est-ce que cela vous faire de venir chanter à Dourdan ?

G. L. : Je suis ravi de découvrir Dourdan. Depuis que je suis petit, je vois toujours le panneau « Dourdan » lorsque je vais à Paris et je me suis toujours dit que je voulais y aller. Je suis ravi de prendre enfin cette sortie d’autoroute pour aller à Dourdan ! 

Vous aviez déjà monté un premier groupe de punk rock français dans les années 80. 10 ans après vous créez Blankass, pourquoi cette nouvelle aventure ?

Guillaume Ledoux : Notre groupe « Zéro de conduite » comme son nom l’indiquait, c’était un projet très juvénile. Même si l’histoire était très belle puisque nous avons inauguré le Zénith de paris et nous avons eu l’occasion de faire plein de choses très chouettes, nous étions très jeunes. 10 ans plus tard, nous avions grandi et nous avions envie de passer à autre chose. Nous avons donc fondé Blankass en 1990.

Après des années en qualité de chanteur de rock, en 2015, vous changez un peu de registre avec l’aventure de « Balthazar Tête de bois », pourquoi ce revirement ?

G. L. : Ça faisait longtemps qu’on avait envie de faire quelque chose pour les enfants. Le fait d’en avoir nous-mêmes nous a décidé à passer le pas. C’était quelque chose qui trainait dans un coin de notre tête depuis longtemps et c’était le bon moment. Ça nous a permis d’inviter tous nos copains à chanter, Michel Fugain, Pierre Perret, Sylvie Testud, Élodie Frégé, et plein de gens différents. C’était un projet très chouette à monter.

On pourrait dire qu’Edith Piaf était très punk

Alors que vous aviez débuté la musique sur des tons punk rock, votre carrière prend un tournant plutôt pop par la suite. Est-ce que cela s’inscrit dans une continuité logique ?

G. L. : C’était l’évolution logique du groupe, oui. On commence enfant avec le punk et finalement au tout début de Blankass, on sort quelque chose de très chanté, très populaire, un peu folk, mêlant un peu de chanson française et de chanson ancienne avec une espèce de gouaille des rues. Et, finalement, c’est la continuité logique de beaucoup de groupes punk qui se sont intéressés à la chanson populaire parce qu’au finla, ça vient du même endroit. On pourrait dire qu’Edith Piaf était très punk.

Il y eu ce virage dans notre groupe car mon frère est influencé par la pop anglaise et moi plus par l’univers accoustique et les chansons. C’est ce mélange qui fait Blankass. On a beaucoup plus « électrifié » le groupe et aujourd’hui, avec « C’est quoi ton nom », on sort un album très pop rock. Nous n’avons pas cherché à coller à une image, c’était juste l’évolution logique.

Est-ce qu’il y a une grande différence entre les petites salles comme à Dourdan et les grands Zéniths ?

G. L. : On ne fait pas tellement de différences entre les deux car on essaye toujours d’instaurer dès le début du concert une certaine complicité. On enlève tout tabou tout de suite : nous ne sommes pas 500 dans une salles et 6 sur scène. Nous sommes 506 à faire la fête ensemble. Je pense que les gens sentent que nous sommes comme des amis, on ne se prend pas vraiment au sérieux et tout ça dédramatise vraiment le trac que l’on peut ressentir. On passe toujours un bon moment tous ensemble et je crois que cette ambiance, cette atmosphère est finalement plus flagrante dans les petites salles. C’est chaleureux, et ça va être très sympa !