01 60 81 14 14
Contacter la mairie

Concerts de poche : immersion au coeur des ateliers

Les mardi 12 et mercredi 13 février, l’association Les Concerts de poche est venue animer des ateliers à travers la ville.

L’école Georges-Leplâtre, le foyer d’accueil des Soleils d’or, l’ASTI et la médiathèque se sont prêtés au jeu.

Une matinée au coeur d’un atelier

C’est l’histoire d’un zèbre et d’un chat, dont c’est l’anniversaire. Chacun voulant manger le gâteau célébrant sa naissance, ils décident alors de le déguster à deux. Cependant, en l’absence temporaire du zèbre, le chat très affamé mangea le gâteau à la hâte, seul. Revenu, le zèbre s’écrit alors « mais il est où mon gâteau ? », « je ne sais pas, je ne l’ai pas vu », répond le chat. Une petite dispute éclate et les deux ex-amis se séparent, encore vexés de la querelle. Si l’histoire vous paraît farfelue, sachez qu’elle sort tout droit de l’esprit d’enfants de 7 ans et qu’elle leur a permis de se familiariser avec des termes musicaux tels que le compositeur, le tempo ou encore la partition. Rétrospective d’une matinée haute en couleur.

10h17, les 16 élèves de CP de l’école Georges Leplâtre s’installent en arc de cercle, intrigués, autour des 3 intervenants du jour : Blandine Julian, flûtiste, Marthe Janssen, comédienne et Margaux Bouniol, médiatrice. Dès sa première prise de parole face à son jeune auditoire, la comédienne Marthe Janssen donne le ton : « Nous allons créer une musique, tous ensemble ». Membres de l’association Les Concerts de poche, les trois intervenantes se lancent dans l’explication de leur venue au sein de l’établissement, mettant en lumière leur but principal : « Nous amenons les grands artistes de musique classique dans les petites villes, les petites salles », explique la comédienne.

« Est-ce que vous connaissez Beethoven ? », demande la comédienne.

Les enfants : « C’est un film avec un chien ».

Finalement, après quelques minutes d’échanges et d’explications sur l’activité de l’association, une question est posée aux jeunes écoliers : « Est-ce que vous connaissez Beethoven ? », s’en suit alors une réponse pas si surprenante pour des enfants de 7 ans : « C’est un film avec un chien ». Cette réponse, si elle habille le visage des intervenants d’un large sourire, n’a en rien troublé la conversation : « Et savez-vous pourquoi le chien s’appelle Beethoven ? C’est parce que, dans le film, la petite fille joue un air de piano composé par Beethoven », lance Marthe Janssen, ce qui a donc permis d’introduire des notions nouvelles pour les enfants comme le rôle d’un compositeur, la définition du tempo ou encore la présentation d’une partition de musique.

« Nous allons raconter une histoire ensemble grâce à vos idées. »

10h42, le rôle de Blandine Julian se précise. L’artiste intervient avec sa flûte traversière pour jouer un court mais intense morceau, aux sonorités farfelues. « Qu’avez-vous ressenti ? Quelles émotions cet air a provoqué en vous ? », questionnent les intervenantes des Concerts de poche. De la joie, de la tristesse, de la surprise, du rire, et même de la gentillesse, tout y passe dans le coeur des enfants. Vient alors le moment de débuter leur propre histoire, selon leurs émotions et en y adaptant le morceau que va jouer la flûtiste. Le but ? Faire coller la musique à l’histoire, et inversement. Et c’est ainsi que le groupe d’écoliers a constitué l’histoire nommée « Le gâteau d’anniversaire », avec des sonorités adaptées aux actions qu’ils ont sorti de leur imagination.

Par ailleurs, cet atelier leur a assuré des places réservées pour le grand spectacle du vendredi soir, donné par des professionnels de la musique classique : Philippe Bernold (flûte) et Jean-Marc Luisada (piano).

Les Concerts de poche, un dispositif à l’échelle nationale : Pas ce concert sans ateliers, pas d’ateliers sans concert

Mis en place depuis 2005, le dispositif des Concerts de poche mêlant les ateliers et les concerts de musiciens professionnels s’étend à l’échelle nationale. Grâce aux ateliers qui précèdent les grandes représentations, les membres de l’association entendent bien « emmener les plus grands artistes de la musique classique, du jazz ou de l’opéra, dans les campagnes et les quartiers », mais également « impliquer tous les publics, en particulier les jeunes, les personnes isolées ou défavorisées », sans omettre l’espoir de « servir une dynamique sociale et territoriale, créer un lien durable entre les habitants et contribuer à équilibrer l’offre culturelle ».

En 2018, les Concerts de poche, c’était :

1 500 ateliers musicaux

100 concerts

260 villages et quartiers concernés

41 000 participants et spectateurs