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Chris Esquerre a lancé la saison culturelle

Publié le 18 septembre 2019

Chris Esquerre a lancé la saison culturelle 2019/2020 en présentant son deuxième spectacle, “Sur Rendez-vous”.

Le grand timide à l’ironie assumée qu’il est, a accepté de nous faire quelques confessions et de nous livrer quelques anecdotes.

Chris Esquerre a fait son entrée dans le champ médiatique en 2002, lors de son arrivée à la radio France Bleu en qualité d’animateur.

Après un passage à RFI puis dans diverses émissions télévisées, Chris Esquerre bascule dans l’univers humoristique et plus particulièrement dans celui du one man show lors de sa première représentation au Festival d’Avignon en 2010.

Après avoir enchaîné les apparitions dans de nombreuses émissions de radio et de télévision, l’humoriste installe son micro dans les studios de France Inter, où il propose une chronique un jeudi sur deux depuis 2018.

Avec son deuxième spectacle « Sur Rendez-vous », proposé au public depuis 2017, le « pince-sans-rire » Chris Esquerre signe un seul-en-scène décalé et réfléchi.

Qu’avez-vous pensé de cette représentation à Dourdan ?

C’était une reprise parce que je n’avais pas joué depuis le mois de juin.

C’était un bonheur de jouer à nouveau car j’adore redécouvrir mon texte.

Il faut dire aussi qu’il y avait particulièrement une bonne ambiance dans la salle. Pour redémarrer, c’était super. En plus je n’ai pas eu de trous de mémoire, parce que ça peut m’arriver, il n’y a pas eu de problèmes techniques, ça peut arriver aussi, le son était excellent, c’était super, et j’aime beaucoup cette configuration de salle.

Avec ce genre de salle, même le dernier voit ce qu’il se passe et il n’y a pas de mauvaises places. La scène n’est pas trop haute par rapport au premier rang, j’ai tout le monde « sous la main ». C’est la configuration que je préfère donc, pour moi, toutes les planètes étaient alignées pour que ce soit une bonne représentation.

C’était génial, j’aimerais que ce soit comme cela à chaque fois.

L’humour, la scène, le one man show, ça a été une révélation ?

Pas du tout.

Au début, je n’ai pris aucun plaisir à être sur scène. J’ai trouvé ça très pénible, très difficile, très stressant parce que je suis un grand timide.

La première fois que j’ai joué à Avignon, j’ai bu deux verres de vin blanc avant, pour encaisser le truc. J’ai mélangé mon texte, évidemment, parce qu’il ne faut pas boire d’alcool avant de monter sur scène.

Au début, j’ai trouvé que c’était dur de dépasser sa timidité, c’était dur de me souvenir de tout le texte, c’était dur d’affronter une salle. J’ai eu peu de plaisir dans les premiers moments et des professionnels du milieu m’ont rassuré en me disant : « ne t’inquiètes pas, ça va venir avec les représentations. Insiste, ça viendra plus tard ». C’est venu après plusieurs dizaines de représentations.

Ça n’a pas été une révélation, ça a été une véritable découverte qui s’est faite au fil du temps.

« Au début, je n’ai pris aucun plaisir à être sur scène. J’ai trouvé ça très stressant parce que je suis un grand timide. »

Vous continuez votre métier de chroniqueur en parallèle de vos activités d’humoriste sur scène. Ce sont deux manières bien différentes de s’exprimer. Avez-une préférence entre le Chris Esquerre derrière un micro et le Chris Esquerre sur les planches ?

Aujourd’hui, j’ai un plaisir énorme à jouer sur scène parce que j’ai joué plus de 500 fois. Maintenant, j’en profite. Mais je dirai que le plaisir est complémentaire. Sur scène, on a ce plaisir de prendre les gens en otage, de parler devant un public qui est là et de sentir sa réaction immédiate.

En studio, il y a quelques personnes autour de la table mais on n’entend pas le public, les gens sont chez eux. Ils peuvent écouter en se lavant les dents ou en faisant autre chose donc ce n’est pas du tout pareil. À la radio, on parle un peu tout seul dans le vide. On parle alors d’un autre type de satisfaction : c’est le plaisir de débarquer chez les gens en imposant quelque chose qui sort du poste, donc c’est un plaisir intellectuel, on imagine que c’est chez les gens mais on n’a pas le plaisir du spectacle vivant.

Les deux facettes me plaisent beaucoup pour des raisons différentes et si j’arrêtais l’une des deux activités, ça me manquerait, sachant que l’une peut tout à fait nourrir l’autre aussi.

Vous avez pris le temps de saluer les spectateurs qui le désiraient à la fin de votre spectacle. Le faites-vous à chaque fin de représentation ?

Tout à fait.

Un jour, je me suis dit qu’en tant que spectateur, je me sens souvent pris en otage des applaudissements demandés par les artistes que je vais voir. L’artiste arrive sur scène à la fin, on l’applaudit 30 secondes, il revient, on applaudit à nouveau, il repart, et il fait ça 4 ou 5 fois et moi je n’ai pas envie d’applaudir pendant 10 minutes. Je trouve souvent que les artistes se font trop applaudir et comme je me suis fait la réflexion en tant que spectateur, je me suis dit que j’allais supprimer les applaudissements parce que je n’aime pas spécialement le faire.

Aussi, ça permettait d’avoir un spectacle avec une fin originale jusqu’à la dernière seconde. Et puis, le plaisir de saluer les gens à la main, c’est beaucoup plus fort que de se faire applaudir pour ensuite disparaitre dans ses loges. Ça crée un contact rapide, bref mais très individuel qui me touche beaucoup.

Quand on propose un premier spectacle, on a besoin de se rassurer avec beaucoup de rires. La différence sur le deuxième spectacle, c’est que je voulais autant rire que surprendre les gens. Partant de ce constat, on cherche des choses un peu étonnantes, un peu curieuses, qui vont peut-être faire un peu moins rire les gens mais qui va les surprendre.