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L’Hôtel de ville, son histoire

Le château du Parterre

 

Toute l’histoire de l’hôtel de ville…. château du Parterre au début de son existence

Le château du Parterre, actuel Hôtel-de-Ville de Dourdan, vers 1900

La demeure de Michel-Jacques Levy

 

Dans le quartier Saint Pierre, Michel-Jacques Levy, conseiller du roi, gouverneur de la ville et bailli du comté de Dourdan, fait réaménager en 1729 la propriété familiale accolée aux remparts pour en faire une belle demeure digne de son rang.

En effet, ses biens, coincés entre l’église Saint-Pierre, son cimetière et les remparts sont constitués d’un enchevêtrement de maisons et de cours.

De l’église paroissiale supprimée en 1816, ne subsiste que le chevet, encore visible aujourd’hui.

Pour se donner de l’espace, la demeure, alors tournée vers la ville, s’ouvre désormais vers la campagne.

Elle prendra par la suite le nom de château du Parterre car Michel-Jacques Lévy décide de créer un vaste jardin gagné sur les terres au-delà de l’enceinte urbaine.

La terrasse, qui domine le parc, est construite sur les vestiges des anciens remparts détruits dès le XVIIe siècle.

Les comtes de Verteillac

 

En 1738, le château est racheté par Madeleine Angélique de Verteillac, épouse de Thibault de La Brousse, comte de Verteillac, nouveau gouverneur de la ville.

Le château se compose d’un pavillon central encadré de deux avant-corps surmontés d’une balustrade à l’italienne.

L’édifice abrite un grand salon à deux cheminées, actuel salle des mariages de l’Hôtel de ville.

Un vestibule et une cage d’escalier réunissent le pavillon central à un second bâtiment.

Cette aile en retour se terminait par une tourelle, supprimée en 1768 pour construire un pavillon carré.

Le rez-de-chaussée distribuait les chambres du comte et de la comtesse, ainsi qu’un billard et, au second étage, les chambres des invités.

Plan du château et du parc du Parterre, 1793
François-Gabriel de Verteillac

La maison commune

 

En 1792, les possessions des Verteillac sont séquestrées et deviennent biens nationaux.

Des soldats sont hébergés dans les bâtiments.

François-Gabriel de Verteillac, reprend possession du domaine pour le vendre à une société d’actionnaires en 1808, mais il y conserve un logement.

Le marquis sera maire de Dourdan de 1813 à 1817.

Après la vente, le château devient alors maison communale abritant diverses fonctions (tribunal, mairie, bibliothèque…).

La ville devient pleinement propriétaire des lieux en 1863.

Le salon de Madame de Verteillac

 

Madeleine Angélique de La Brousse de Verteillac (1689-1751) manifeste, très jeune de grandes qualités intellectuelle.

Sous l’influence de sa mère, elle ne tarde pas à exprimer ses dons littéraires.

Elle reçoit une éducation soignée (latin, italien, danse, musique, sciences…).

Le comte et la comtesse de Verteillac sont liés au monde des Lumières.

Thibault fréquente le club de l’Entresol, Madeleine-Angélique correspond avec Mademoiselle L’Héritier et Scipione Maffei (archéologue, historien, théologien…). Ecrivains et penseurs séjournent au château du Parterre où Madeleine Angélique tient salon.

Le Musée du château de Dourdan conserve une grande partie des livres qui composait sa riche bibliothèque, caractéristiques du XVIIIe éclairé : histoire, géographie, littérature anglaise et française, sciences, droit, des périodiques, dont le Journal encyclopédique, Les années littéraires.

La Mérope, tragédie de Scipione Maffei, 1745
La Mérope, tragédie de Scipione Maffei, 1745