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Un voyage pour les 30 ans du jumelage avec le Mali

Cette année, le jumelage-coopération entre Dourdan et Troungoumbé au Mali fête sa 30 ème année d’existence. Pour l’occasion, une délégation dourdannaise s’est rendue à Bamako au Mali.

Du 17 au 24 février, Maryvonne Boquet, maire, Gérard Diaz, adjoint au maire, chargé des Finances, de la Sécurité, du Partenariat économique et de la Démocratie participative et trois représentants de l’association Maliance sont allés à Bamako.

 

L’occasion de faire le bilan des 30 années de coopération passées et d’établir de nouveaux projets.

« Après un voyage comme celui-ci, on n’est plus la même personne, confie Maryvonne Boquet, maire de Dourdan. Je me suis enrichie de cette expérience ».

Du 17 au 24 février, une délégation dourdannaise composée de Madame la Maire, de Gérard Diaz, troisième adjoint en charge des Finances et de trois représentants de l’association Maliance, dont Marie Martin, l’une des trois co-présidentes s’est rendue à Bamako au Mali. Ce voyage s’est effectué dans le cadre du 30ème anniversaire du jumelage entre Dourdan et Troungoumbé.

L’instabilité sécuritaire qui règne au Mali ne permet pas le déplacement d’une délégation française dans la ville de Troungoumbé pour le moment. La rencontre s’est faite à Bamako où une délégation d’une trentaine de personnes de Troungoumbé est descendue. « Il était doublement important que les deux villes se rencontrent, poursuit Marie Martin. Elles ont toutes les deux changé d’équipe municipale récemment et depuis 2012, nous ne nous étions pas revus, précise Marie Martin. Ils nous ont remercié de ne pas avoir eu peu de venir ».

Un jumelage pas comme les autres

Revenons au début de ce partenariat. En 1985, suite au jumelage entre Nioro du Sahel et Limours, des Dourdannais créent l’association Maliance afin de promouvoir l’amitié avec les peuples du Sahel. L’association sème l’idée d’un jumelage dans l’esprit de la municipalité. La Ville se rapproche de Limours et conduit une mission à Troungoumbé, ville francophone proche de Nioro du Sahel. Le jumelage est signé en 1987 à Troungoumbé et à Dourdan en 1988.

« Ce jumelage n’est pas comme les autres, rappelle Marie Martin, co-présidente de Maliance. C’est une coopération avec des actions de solidarité qui portent sur les domaines de la vie quotidienne des femmes, des jeunes, des agriculteurs et des éleveurs ». Maliance, partenaire de la Ville, met en œuvre des actions indépendantes du jumelage.

L’un des axes de ce voyage a été de faire le bilan des actions menées conjointement par Maliance, la Ville et les associations des ressortissants de Troungoumbé installés en France. « Nous portons leurs actions et nous sommes à l’écoute de leurs besoins », indique Marie Martin. « Nous avons pu voir comment ont évolué les projets. Ils ont fait des photos avec leurs téléphones et nous les ont montrées », raconte Thérèse Gilbert, secrétaire de Maliance, conseillère municipale et membre de la délégation.

L’une des fiertés de Maliance est la réussite de l’agro-écologie à Troungoumbé et dans les hameaux autour. « Les agriculteurs ont été formés au compost et à l’agriculture bio, expliquent Marie Martin. Aujourd’hui, ils sont autonomes, et grâce au maraîchage, quasiment auto-suffisants. Ils produisent leurs propres graines. Ils produisent des pépinières. Il y a tout un travail de reforestation. Ils deviennent auto-suffisants dans leur culture. Les premiers jardiniers formés transmettent leur savoir-faire aux autres de la région », raconte Marie Martin.

En plus du bilan, pour l’équipe dourdannaise de Dourdan, cette rencontre a permis d’insuffler de nouvelles idées. « On a envie les aider à se développer et à être autonomes, indique Maryvonne Boquet. Maliance est toujours le moteur de la coopération mais, en tant que collectivité, nous pouvons peut-être obtenir plus de moyens financiers».

Et de poursuivre enthousiaste : « Nous allons travailler sur l’organisation d’une semaine socioculturelle à Dourdan en parallèle à celle mise sur pied par les jeunes de Bamako à Troungoumbé. J’ai envie de faire travailler la jeunesse de Dourdan avec les jeunes de là-bas. Les mentalités changent. Ils ont envie d’agir. On pourrait imaginer une correspondance entre les enfants d’une école de Dourdan avec des élèves de là-bas. On aimerait aussi recevoir une délégation ». Le partenariat Troungoumbé – Dourdan a encore une longue vie devant lui. D’ailleurs, Maryvonne Boquet, séduite, confie : « J’y retournerai ».