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No Joke : du sport et de l’entraide

L’histoire de l’association No Joke tire sa source des rivalités entre les bandes de quartier.

Pour retracer l’histoire de l’association No Joke, fondée en 2014, il faut remonter jusqu’en 2007, date de création du No Joke Training.

Dérivé de la discipline sportive venue d’Amérique, le street workout, le No Joke Training met aussi bien le physique que le mental à l’épreuve.

C’est dans le quartier de la Grande Borne où il réside, à Grigny, que Kizo Bomayé s’est mis un tel projet en tête. En observant l’ampleur des conflits opposant certaines bandes de quartier, Kizo Bomayé s’est décidé à rassembler les principaux concernés. Ainsi, c’est à l’occasion d’un entraînement sportif totalement encadré que les jeunes des deux bandes ont pu transformer leur énergie négative en énergie positive, dans le respect et la discipline. Ici, sport de combat, renforcement musculaire et arts-martiaux se mêlent dans une ambiance rigoureuse. En proposant des activités sportives de plein-air, Kizo Bomayé offre une alternative au street workout à des jeunes bien souvent privés de la possibilité d’exercer un sport ultérieurement.

Entouré de bénévoles très actifs, Kizo Bomayé s’est alors décidé à créer une antenne à Dourdan, en 2014. A ce jour, une cinquantaine de bénévoles réunissant hommes, femmes, adultes et enfants s’attellent à l’organisation d’actions solidaires et de diverses animations. L’investissement de l’association No Joke est tel que le concept s’est importé jusqu’au Sénégal et au Brésil. Outre les actions à l’échelle internationale, l’antenne à Dourdan se préoccupe vivement de dynamiser la ville.

« J’ai évolué avec le Point Jeunes », confie Magali Edoh, vice-présidente du No Joke Dourdan et habitante de la ville.

Des animations pour réunir les Dourdannais

 

Des actions citoyennes comme des récoltes de déchets organisées avec des écoles, aux récoltes de jouets en période de Noël, sans oublier les collectes de dons en faveur des sinistrés victimes de catastrophes naturelles, l’association No Joke Dourdan reste très active. Au-delà des actions solidaires qui leur tiennent à cœur, les membres de l’association organisent également diverses animations visant à réunir les Dourdannais. Notamment, lors de la Fête des voisins qui s’est tenue le 26 mai dernier, les participants étaient invités à venir en habit traditionnel de leur choix. « Le but, c’est de savoir qui est son voisin, d’échanger. On a souvent très peur de ce que l’on ne connaît pas alors à partir du moment où l’on s’intéresse à l’autre, c’est plus parlant. », explique Magali Edoh.

 

Pour autant, le sport reste l’élément fondateur de l’association et des antennes annexes. Des entraînements de rue mixtes sont régulièrement proposés pour promouvoir la discipline du No Joke Training et les valeurs qu’elle ne manque pas de véhiculer.

« Lorsque l’on voit Kizo Boyamé, on croit que c’est inaccessible alors que c’est un sport dans lequel tout le monde peut se révéler. Le but est solidaire », conclut la vice-présidente de l’antenne à Dourdan.