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Démos ou la musique accessible à tous

Deux contrebasses, trois violoncelles, trois altos et sept violons. Dans le cadre du Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale (Démos), piloté par la Philharmonie de Paris, 15 élèves des trois écoles élémentaires de la Ville vont apprendre à jouer de la musique pendant trois ans.

Lors d’une cérémonie officielle, le samedi 27 janvier, au centre culturel, les élèves ont récupéré leur précieux instrument de musique.

Un compagnon à cordes pour les enfants

Les enfants sont excités. Ils comptent les minutes avant de récupérer leur instrument soigneusement rangé dans son étui. Samedi 27 janvier, les 15 enfants des trois écoles élémentaires publiques dourdannaises, qui participent à Démos, se sont vus remettre lors d’une cérémonie officielle leur instrument à cordes (violon, alto, violoncelle et contrebasse) pour une durée de trois ans.

Pour rappel, Démos piloté par la Philharmonie de Paris en partenariat avec les Conservatoires municipaux dans toute la France, propose à des centaines d’enfants, âgés de 7 à 12 ans qui n’ont pas les moyens de suivre des cours, d’apprendre à jouer d’un instrument. L’implication des petits Dourdannais est l’œuvre du directeur du Conservatoire, Angelo Schito : « Le projet m’intéressait, raconte le directeur. L’approche collective de l’apprentissage d’un instrument est remarquable. Le projet touche également une autre population, celle qui ne pousse pas les portes du conservatoire habituellement ».

Fatou, la mère de Naïsha (voir ci-dessous), présente à la remise des instruments confirme : « Ce projet représente beaucoup pour moi. Ma fille a accès à quelque chose que je n’aurais jamais pu lui offrir ».

Pour le directeur du Conservatoire, faire de cette cérémonie un moment solennel permet également aux enfants de s’approprier l’instrument.

A l'annonce de leur nom, les enfants se dirigent vers Angelo Schito, le directeur du Conservatoire qui leur remet leur précieux instrument

« Ce projet représente beaucoup pour moi. Ma fille a accès à quelque chose que je n’aurais jamais pu lui offrir ». Fatou, la maman de Naïsha, l’une des élèves qui bénéficient du dispositif

Pour reconnaitre leur étui, les apprentis musiciens l'ont agrémenté d'une petite peluche.

Pendant trois ans, trois musiciens, un danseur et un chef de chant interviennent auprès des jeunes pousses. L’apprentissage se fait progressivement. Avant de toucher à leur instrument, les élèves sont passés, depuis octobre, par une phase de découverte avec la musique, le rythme et leur corps. Cette phase sans l’instrument explique la fébrilité des enfants à ramener chez eux leur trésor dans son écrin.

Des peluches sur les étuis

Ludivine, 8 ans est impatiente. « On nous avait qu’on aurait nos instruments le matin du 13 janvier. C’est mon anniversaire, j’étais trop heureuse de l’avoir ce jour-là… Puis ils ont retardé la date ». « Elle comptait les jours », ajoute Blandine, sa maman.

A l’annonce de leurs noms, les enfants récupèrent leur instrument et les parents signent une attestation. Marie SAINT-LAMBERT, altiste, engagée sur Démos, prépare les étuis. « Tous les instruments ont une taille adaptée à l’enfant mais les boites fermées se ressemblent toutes alors je leur ai dit de ramener des petits porte-clés pour personnaliser et reconnaître leur étui ». Les différentes petites peluches fleurissent donc les poignées des boites noires.

Les apprentis musiciens ont atelier deux fois deux heures par semaine au Conservatoire et répètent avec tous les élèves de l’orchestre Ouest Essonne une fois par mois. «C’est le tutti », indique Prisca TIROUVANZIAM, responsable du pôle social du projet Démos à la Philharmonie. Lors de cette remise officielle les enfants ont également présenté à leurs familles et aux élus présents leurs progrès en interprétant une chanson sud-africaine et le gumboot, une danse africaine pratiquée avec des bottes en caoutchouc.

L’émotion des enfants, la joie des parents:

Manelle, 7 ans et son violon : « J’ai choisi le violon car j’aime bien sa musique, puis il m’allait bien ». Kenza, sa maman est ravie. «Plus jeune je suis allée au Conservatoire alors je suis heureuse que ma fille puisse apprendre à jouer d’un instrument ».

Adèle, 8 ans et son violon : «Le violon a un son moins grave. J’aime bien les sons aigües. Je suis contente, j’aime bien les ateliers. » Emmanuel, son papa est également comblé : « C’est une super opportunité, une belle expérience collective qu’elle aura dans sa vie. C’est une autre approche. En plus, ils répètent dans de belles salles – soit la Philharmonie de Paris et le théâtre de Longjumeau. C’est très valorisant. »

Naïsha, 10 ans et son violoncelle: «C’est un instrument intéressant. J’aime bien le son qu’il produit ».

Lya, 8,5 ans et son violon : « j’aime bien le violon, la musique su’il produit. Pour Octavie, sa maman ce dispositif « c’est une chance et beaucoup de bonheur ».

Alexandre, 8 ans et son alto : « Je n’aime pas les sons graves. L’alto se situe au milieu alors je l’ai choisi ». Victoria sa maman se dit « enchantée ». « Il adore venir aux cours ».

Retour en images sur Démos, dispositif visant à enseigner la musique dans une approche collective à des enfants qui n’ont pas accès au Conservatoire. Répétition et remise des instruments…