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Le budget

Lors de la séance du conseil municipal du 28 mars, les élus ont voté le budget 2018. Il s’établit à 12,7 M€ en fonctionnement et 3,4 M€ en investissement (dépenses réelles).

Le budget 2018 : les services et projets pérennisés

Principal enseignement de ce budget primitif, malgré les dotations toujours en baisse, les services à la population (dépenses de fonctionnement – 0,82 %) sont pérennisés et les projets (dépenses d’investissement +3,38 %) confortés, grâce à des efforts conséquents de recherche d’économies et la renégociation de contrats

Le budget 2018 est marqué par ces trois dominantes en section fonctionnement.

Police municipale. Après le recrutement d’un chef de police municipale, le service va s’étoffer à partir de juin d’un, puis de deux gardiens brigadiers.
Les écoles. Outre l’enveloppe consacrée à la restauration scolaire (515 000 €), la titularisation de cinq agents intervenants périscolaires et la création de deux postes d’Atsem volants vont avoir un impact significatif. Le soutien à l’éducation (au total 1 157 000 €, hors personnel) démontre que ce secteur reste prioritaire pour la Ville, même après le retour à la semaine de 4 jours d’école décidé par les Dourdannais et la fin des Temps d’activités éducatifs, à la rentrée 2018.
L’accès à la culture. Contrairement à d’autres collectivités, les élus ont décidé de maintenir son enveloppe avec 1,65 M€ (frais de personnel inclus). Concrètement, 292 000 € pour la saison culturelle, 709 000 € pour le Conservatoire municipal de musique et de danse, 184 000 € pour la Médiathèque et 260 000 € pour le Musée du château.

Dépenses de fonctionnement

En plus des chantiers du cinéma (136 000 € inscrits en 2018) et du bâtiment pédagogique du château (360 000 € en 2018), les élus ont inscrit de nouveaux projets au budget. Des investissements guidés ici aussi par les priorités que sont l’éducation et la jeunesse, la culture et la voirie.
La restauration des Alliés. La réhabilitation du restaurant scolaire de l’école des Alliés (446 200 €) constitue l’investissement majeur du secteur éducatif, jeunesse, à côté des travaux dans les écoles (31 500 €), de l’acquisition de mobilier (21 500 €) et de la création d’un parcours de Street Workout (30 000 €). L’église Saint-Germain-l’Auxerrois, pour laquelle la Ville a lancé une opération de mécénat populaire, va connaître sa première phase de travaux (174 000 €) cette année. Cela porte à trois, avec le cinéma et le château, les projets d’entretien et de valorisation du patrimoine. À noter aussi les travaux de la passerelle du Donjon (60 000 €) ou encore de ravalement de façade de la gendarmerie.
Voirie. Dernière grande priorité, le programme de voirie va comprendre la dernière tranche de réfection des pavés rue Saint-Pierre (250 000 €) ; les réfections de l’impasse des Moines (80 000 €), de la voirie Hameau de Rouillon (40 000 €) ainsi que des interventions de voirie et différents travaux pour 136 000 €.

Principaux travaux

Annoncé lors du Débat d’orientations budgétaires, le maintien des taux communaux a été voté (taxe d’habitation : 17,24 % ; taxe foncière bâti : 18,44 % ; taxe foncière non bâti 104,70 %). Il est à signaler que les ménages remplissant les conditions de ressources bénéficieront d’un abattement de 30 % de leur taxe d’habitation (Loi de Finances de l’État). Ces deux décisions (et la compensation par l’État de cette perte pour la Ville) ont pour conséquence une quasi-stabilité des ressources fiscales (+ 0,26 %).

Les grands équilibres sont préservés avec un autofinancement de 947 347 € (+ 6,38 % par rapport à 2017), un haut niveau de subventions pour les projets (627 194 €), la vente d’une partie du terrain du camping (469 000 €) pour y accueillir la construction d’un nouvel Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et un emprunt d’équilibre de 701 500 €. Ce qui ancre la capacité de désendettement à 8 ans. Dit autrement : un encours de la dette de 740 €/ habitants contre 918 €, en moyenne, pour les villes de la même strate de population.

Les taux d’imposition restent inchangés, mais ne baissent pas. Pourquoi cet engagement de 2014 n’est pas tenu ?

Tout d’abord, je voudrais rappeler que le niveau des taux est le même que celui de 2009. C’est une donnée importante. Ensuite, je voudrais aussi que l’on garde en mémoire la baisse continue des dotations de l’État en direction des collectivités. À Dourdan, l’effort de redressement des comptes publics de l’État, rapport au niveau de 2014. Et nous anticipons une nouvelle baisse des dotations de 3,28 %. Les habitants ne le savent pas, mais les recettes liées aux impôts et taxes, leur contribution au budget, stagnent (+ 0,26 %) alors que nous pourrions nous attendre à ce qu’elle augmente du fait de l’augmentation de la population ou des bases. En résumé, nous maintenons les services auxquels les Dourdannais tiennent, et nous menons à bien les projets d’investissement avec des ressources qui n’augmentent pas.

Concrètement, comment trouvez-vous des marges pour investir ?

En matière budgétaire, c’est mathématique. Ce que vous ne dépensez pas en fonctionnement vient gonfler la section investissement  Notre gestion très stricte des charges à caractère général (- 4,80 %) et des charges de personnel (0,66 %) nous permet cette année de dégager une somme de 947 347 € pour nos investissements. C’est 6,38 % de plus qu’en 2017. Cela vient compléter les restes à réaliser, les subventions et un emprunt de 701 500 €. Les économies en section fonctionnement ont été réalisées sur les marchés de restauration scolaire et ménage, le remplacement des éclairages par du Led… Dans le même sens, pour préserver notre capacité à investir, la recherche de subventions est prioritaire. Nous tablons sur 627 194 € de subventions cette année.